dimanche 3 février 2013

Un accord entre Google et les éditeurs de presse évitent l'instauration d'une taxe

Google et les éditeurs de presse trouvent enfin un accord pour la rémunération de ces derniers. Comme nous l'expliquions il y a quelques mois, Google et le gouvernement français étaient en conflit. La ministre de la Culture Aurélie Filippetti avait émis son souhait de taxer le géant américain, qu'elle accusait de gagner de l'argent en référençant les sites de presses français sans leur reverser le moindre sou. 

Le consensus a donc été trouvé. "Une première mondiale" pour les uns, "un accord historique" pour les autres, cet accord implique le versement de 60 millions d'euros par Google aux éditeurs de presse par l'intermédiaire d'un fond qui permettra de financer des projets sur la Toile. Aucun versement régulier n'est donc prévu, contrairement à ce que désiraient les éditeurs de presse, favorables à l'instauration d'une taxe.
À première vue, l'accort parait être un bataille gagnée par la presse contre le géant américain qui "pille" les contenus de leurs sites. Néammoins, des doutes sont émis sur l'utilité de cet accord qui ne règle pas vraiment le problème des éditeurs. Nous pouvons même penser que cela va l'aggraver puisque l'accord étant passé, on peut douter de l'envie de Google de revenir à la table des négociations. Une fois que l'enveloppe sera versée, les éditeurs de presse n'auront plus leurs mots à dire.
Google a donc acheté le droit de référencer les sites pour seulement 60 millions d'euros. Or, quand on observe les chiffres d'affaire de la compagnie, cette somme représente une goutte d'eau dans un océan. Mais c'est le prix, aussi modeste soit-il, à payer pour gagner beaucoup plus par la suite.
Google a quand même décidé d'ouvrir ses plate-formes publicitaire (AdScene et AdMob) pour que les sites de presse puissent accroître leurs revenus sur Internet.

Rappelons que d'autres pays ont été en conflit avec le géant américain comme l'Allemagne qui a privilégié l'instauration d'une taxe. Le cas français pourrait donner des idées à nombre de pays qui souhaitent mettre fin à une situation répandue : Google possède, en effet, un monopole dans de nombreux pays et les sites de presse sont dépendants de ce moteur de recherche. Même s'ils l'accusent de les voler, les éditeurs ne prennent et ne prendront pas la décision de se retirer des références de Google qui représente une grande partie, voire la majorité de leur trafic (déterminant les revenus publicitaires de ces sites).

Si toutefois, vous voulez encourager la presse, je vous recommande fortement les offres d'Amazon concernant les grands quotidiens nationaux, en effet, les prix sont intéressants et les journaux arrivent sur votre kindle, tous les matins, comme par magie !



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